Ivan Berger chauffe au charbon, pas au gaz. « Le gaz, c'est régulier. Le charbon, il faut le surveiller, et c'est là qu'on apprend. » Il forge à Strasbourg depuis dix-huit ans, d'abord pour la restauration de ferronneries anciennes — grilles, rampes, enseignes — puis, de plus en plus, pour des pièces à lui.
Il travaille le fer doux et l'acier recyclé, souvent des chutes de charpente métallique récupérées sur des chantiers de démolition. Rien n'est peint : tout est brossé, huilé, et laissé virer au gris bleu.